
Paroisse Orthodoxe Sainte Marie de Magdala Fête de SAINTE MARIE MADELEINE -’Église Orthodoxe Française.
Voilà, frères et sœurs, ce moment extraordinaire de la rencontre entre le Seigneur ressuscité et Marie Madeleine. Il me semble que nous devons revenir sur ce passage et le méditer pour comprendre à quel point nous sommes concernés, pas seulement dans l’évocation de Marie Madeleine en termes de nostalgie et de souvenir, mais à quel point nous sommes concernées pour vivre notre foi, notre propre relation au Seigneur.
En effet, nous contemplons ici la rencontre mystérieuse et mystérique entre celui qui se prépare à devenir le Christ Pantocrator, et celui qui va être le Christ en Église et en ce monde par l’incarnation. Oui cette rencontre entre Jésus et Marie Madeleine c’est vraiment la rencontre de la plénitude du Christ. Nous avons d’abord Jésus, Jésus qui vient de vivre l’événement le plus extraordinaire : il a été retiré du monde des morts, il a été relevé d’entre les morts. C’est la grande tradition chrétienne qui a repris cette expression : « relevé d’entre les morts, » autrement dit il est passé par le monde de la mort, par le monde de ce qui fait notre peur, la finitude. Et le tombeau de Pâques est ouvert, Il est ressuscité. Et puis de l’autre, il y a cette femme qui appartient encore à ce monde, qui appartient encore à cette limite ; parce qu’elle cherche le corps, elle cherche l’apparence, elle cherche l’Amour dans sa corporéité.
Et quand le Ressuscité va l’appeler : « Marie », et qu’elle va répondre : « Rabouni », à son tour elle va entrer dans le processus de résurrection et elle va lâcher la vieille femme, la vieille isha, celle qui était dans ce désir de possession ; de pouvoir tenir l’être aimé pour contempler la vérité de cet être qui n’est pas simplement un homme, mais qui, dans sa corporéité d’homme, signifie plus que l’homme, plus que l’anthropos, Il signifie Dieu. Dieu qui est passé en l’homme, Dieu qui est passé en l’histoire mais qui transcende l’histoire, qui transcende l’homme et qui nous dit que tout est ouvert.
Et là alors, nous avons effectivement ce face-à-face, ce vis-à-vis inouï entre Celui qui devient Christ Pantocator, (le Christ cosmique comme le dira Saint Augustin,) et puis celui qui va se déployer dans l’Église. En effet, Jésus qui dit : « Ne me retiens pas, je dois monter vers mon Père, » s’apprête à monter à la droite du Père. Dans la tradition, lorsque le Seigneur monte à la droite du Père, dans cette fête de l’Ascension, nous le reconnaissons comme Celui qui désormais va intercéder pour nous auprès du Père, le Christ Pantocrator, celui qui domine tous les mondes.
Et puis de l’autre, ce Christ qui va se dire par l’Église : « Va dire à mes frères ». Marie qui est convoquée pour rentrer dans l’apostolat, Marie qui est invitée à devenir l’apôtre et porter la Bonne Nouvelle, « Il est ressuscité. » Tous les Pères de l’église diront que Marie, à ce moment là, devient l’apôtre des apôtres ; elle est l’enseignante qui va enseigner le groupe des onze, et elle fait d’elle, d’une certaine façon, l’Église, dont la tête est le Christ ; Christ, qui nous place en cette incarnation et nous fait contempler le Christ Pantocrator qui saisit tous les univers. Nous avons ici la reliance entre le Christ de tous ces univers et ce Christ qui se creuse dans l’histoire, dans l’incarné, dans l’aujourd’hui. Dès lors, ce que nous signifie ici Marie Madeleine : c’est que nous ne pouvons pas inventer le Christ, c’est que nous ne pouvons pas rêver le Christ, mais que si nous parlons du Christ, si nous cherchons ce Christ qui parle à tous les mondes, il nous faut le faire à partir de cet enracinement en l’Église, et que là, il y a vraiment la reliance entre la terre et le ciel, le ciel et la terre.
Aussi mes amis, contemplons ce soir Marie Madeleine et avec elle demandons à pouvoir nous mêmes devenir apôtres, à pouvoir nous-mêmes devenir ces chemins de relations qui font que désormais il n’y a plus la terre et le ciel, mais il y a le ciel dans la terre, et la terre conduite vers le ciel. Aussi il n’y a plus de masculin ni de féminin, mais il y a l’anthropos accompli ; et Marie Madeleine devient non pas l’épouse, telle qu’on a pu l’entendre dans toute un certaine littérature, mais elle devient l’épouse en tant que préfiguration de l’Église. Et nous sommes de cette épouse là, nous devons épouser ce Christ, et Marie Madeleine épouse le Christ, en cela elle nous apprend à nous, nous-mêmes, entrer dans ces épousailles. Cessons de regarder cela en termes tellement humains où nous voudrions voir une espèce de relation homme femme, nous sommes face au mystère de la rencontre entre un homme qui est encore là, hésitant dans le monde, et l’homme accompli qui est illuminé dans le Christ et qui nous montre le chemin. Et Marie Madeleine devient celle qui, la première, entre dans cette relation, qui la première devient la porte, qui la première va poser la pierre, la pierre d’angle, la pierre d’édifice, la pierre réalisée, Ô Marie !
Nous qui sommes dans le Var, nous savons cette longue tradition, une tradition qui remonte au IV e siècle, où tu as été vénérée à la sainte Baume. Les casmanites n’ont cessé de porter cette présence, et après eux, tous ceux qui sont venus en pèlerinage prier avec toi, pour toi, par toi, dans cette grotte de la sainte Baume. Je ne sais pas si tu as été présente, ou si c’est une tradition populaire, mais depuis tant de siècles où tu es priée, je sais que tu es présente. Et dans cette présence, tu viens nous redire ce soir que cette rencontre entre ton bien-aimé, qui tout à coup t’échappe, et ce Ressuscité qui te convoque à partir proclamer la Bonne Nouvelle. Tu nous apprends à lâcher tous ce qui, pour nous, est tellement important, pour vivre l’essentiel.
« Où es-tu Seigneur ? Où es-tu dans ma vie pour que je puisse te proclamer à temps et à contretemps ? » Oui c’est cela que tu as médité pendant tant d’années, peut-être dans cette grotte de la Sainte Baume.
Avec toi Marie, ce soir, nous nous laissons saisir et nous voulons porter à notre tour notre Bien Aimé pour le rendre à ceux qui en ont tant besoin.
Pour la plus grande gloire du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen
I
TRADUZIONE NON UFFICIALE IN ITALIANO
Ecco, fratelli e sorelle, questo momento straordinario dell'incontro tra il Signore risorto e Maria Maddalena. Mi sembra che dobbiamo tornare su questo evento e meditare per capire quanto siamo interessati, non solo nel far mmemoria di Maria Maddalena in termini di emozione e ricordo, ma quanto siamo interessati a vivere la nostra fede, il nostro rapporto con il Signore.
Infatti, qui contempliamo lil nostro incontro misterioso e misterico con colui che si prepara a diventare Cristo Pantocrator, e che si avvia ad essere il Cristo capo della Chiesa e presente in questo mondo attraverso l'incarnazione.
Sì, questo incontro tra Gesù e Maria Maddalena è davvero l'incontro della pienezza di Cristo.
Prima abbiamo Gesù, Gesù che ha appena vissuto l'evento più straordinario: è stato rimosso dal mondo dei morti, è stato sollevato dai morti.
La grande tradizione cristiana ha ripreso questa espressione: ′′ rialzato dai morti'' e quindi in altre parole è passato attraverso il mondo della morte, attraverso il mondo di ciò che è la nostra paura, la morte
E la tomba di Pasqua è aperta, è risorto. E poi c'è quella donna che ancora appartiene a questo mondo, che ancora appartiene a questo limite; perché cerca il corpo, cerca l'usuale , cerca l'amore nella sua concretezza .
E quando il risorto la chiamerà: ′′ Maria ", e risponderà: ′′ Rabouni ", a sua volta entrerà nel processo di resurrezione e lascerà andare la vecchia donna, la vecchia Isha, quella che stava in questo desiderio del possedere; di poter tenere l'essere amato per contemplare la verità di quell'essere che non è semplicemente un uomo, ma che, nella sua corporeità di uomo, significa più dell'uomo, più dell'antropos, significa Dio teantropo .. Dio che è passato nell'uomo, Dio che è passato nella storia ma trascende la storia, che trascende l'uomo e ci dice che tutto è aperto e nulla è concluso
E allora abbiamo effettivamente questo faccia a faccia,questo confronto inaudito con Colui che diventa Cristo Pantocator (Cristo cosmico come dirà Sant'Agostino,) e poi colui che dimora come Capo nella Chiesa.
Infatti Gesù che dice: ′′ Non trattenermi, devo salire da mio padre''in quanto sta per essere innalzato alla destra del Padre. Nella tradizione, quando il Signore sale alla destra del Padre, in questa festa dell'ascensione, lo riconosciamo come Colui che intercederà per noi con il Padre ,Cristo Pantocrator, colui che tiene tutto il cosmo
E poi dall'altro, quel Cristo che attraverso Maria Maddalena alla Chiesa: ′′ Vai a dire ai miei fratelli ". Maria che è convocata per entrare nel ministero apostolico , Maria che è invitata a diventare l'apostolo e portare la buona notizia ". È resuscitato. ′
′ Tutti i padri della chiesa diranno che Maria, in quel momento, diventa apostolo degli apostoli; lei è l'insegnante ora del gruppo degli undici, e la rende, in qualche modo, la Chiesa, il cui Capo è Cristo; Cristo, che ci inserisce in questa sua incarnazione e ci fa contemplare Cristo Pantocrator che prende su di sè tutti gli Universi.
Qui abbiamo la connessione di fede tra il Cristo di tutti questi universi e quel Cristo che si scava nella storia, nell'incarnato, nell'oggi. Di conseguenza, ciò che ci indica qui Maria Maddalena: non possiamo inventare Cristo, è che non possiamo sognare un nostro Cristo, ma che se parliamo di Cristo, se cerchiamo questo Cristo che parla con tutti i Mondi, dobbiamo farlo a partire da questo Suo radicamento nella Chiesa, e che lì c'è davvero la connessione profonda tra terra e cielo, cielo e terra.
Anche amici miei, guardiamo stasera Maria Madallena e con lei chiediamo di poter diventare apostoli, di potere noi diventare quelle strade di relazioni che fanno che ormai non c'è più terra e cielo, ma c'è il Cielo nella terra e la terra verso il cielo.
Inoltre, non ci sono più maschi o femmine, ma c'è l'antropos compiuto; e Maria Maddalena diventa non la moglie, come si è potuto sentire in tutta una certa letteratura, ma diventa la sposa come prefigurazione della Chiesa. E noi siamo quella sposa , dobbiamo sposare questo Cristo, e Maria Maddalena sposa Cristo, in questo insegna a noi stessi la nostra nuzialità cristica Smettiamo di guardare questo in termini così umani dove vorremmo vedere una specie di relazione uomo donna, ci troviamo di fronte al mistero del nostro incontro tra un uomo che è ancora qui, titubante e perplesso nel mondo, e l'uomo compiuto che è illuminato in Cristo e chi ci mostra la strada. E Maria Maddalena diventa quella che, per prima, entra in questa relazione, che per prima diventa la porta, che per prima porterà la pietra, la pietra angolare , lil muro perimetrale d'edificio, la pietra realizzata,
O Maria!Noi che dimoriamo nel dipartimento del Var in Provenza conosciamo questa antica tradizione, una tradizione che risale al IV secolo, dove sei stata venerata come Mirofora . Les casmanites hanno continuato a mantenere questa presenza, e dopo di loro, tutti quelli che sono venuti in pellegrinaggio a pregare con te, per te, da te, in questa grotta de la sainte Baume. Non so se sei statoa presente o se è una santa tradizione del popolo , ma da tanti secoli in cui a te ci si rivolge in preghiera , so che sei presente. E in questa presenza, vieni a narrarci di nuovo stasera questo incontro tra il tuo amato, che all'improvviso ti sfugge, e quel risorto che ti convoca a proclamare la buona notizia. Ci insegni a mollare tutto ciò che per noi è così importante, per vivere l'essenziale.
′′ Dove sei Signore Dove sei nella mia vita, così posso proclamarti nel tempo tranquillo e nel tempo delle difficoltà ? ′′ Sì, è quello su cui abbiamo meditato per tanti anni, forse in questa grotta de la sainte Baume. .
Con te Maria stasera ci lasciamo afferrare e vogliamo portare a nostra volta il nostro amato per rannunciarlo e presentarlo a chi ne ha tanto bisogno.
Per la più grande gloria del Padre, del Figlio e dello Spirito Santo. Amen.
NOTA
Secondo una tradizione cristiana La Sainte Baume, la Santa Grotta dove sarebbe vissuta Maria Maddalena in eremitaggio per ben trent'anni-c'è chi pensa che una volta arrivata in Provenza la Maddalena sia stata sepolta nella chiesa di Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.
Provenza verde- VAR -France)

Icône, Ste Marie Madeleine, paroisse Ste Marie de Magdala, Eglise orthodoxe française.



