martedì 28 aprile 2020

Pasqua 2020- messaggi dei Primati COMMUNION DES ÉGLISES ORTHODOXES OCCIDENTALES e presso L ’EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE FRANCE-Chiese locali di tradizione pienamente occidentale e nel calendario e nel typikòn-Terzo messaggio Evêque Marc - primat ÉGLISE ORTHODOXE CELTIQUE testo in francese e in inglese - traduzione non ufficiale in itali






Bien-aimés filles et fils dans le Christ notre Sauveur,
Soyons des témoins vivants de la Résurrection du Christ. Saint Tugdual écrivait :
« Le chrétien dans le monde doit demeurer le témoin de la Résurrection de son
Seigneur. Il ne suffit pas d'attester avec foi qu'Il est ressuscité le troisième jour, après
avoir enduré les atroces souffrances de sa Passion. Loin de là ! » (Cf. Ac 1, 22).
Nous vivons un temps d’épreuve qui met en lumière les carences de notre société et
les buts qu’elle s’est fixés depuis plusieurs décennies, mais aussi, et c’est essentiel, les
carences d’un christianisme qui ne manifeste plus la force vitale de la Résurrection.
Il s’est tellement conformé en de nombreux aspects au monde d’aujourd’hui.
Nous confessons la foi orthodoxe, mais nous la vivons souvent comme une option
dans notre façon de vivre.
La pandémie qui afflige le monde est un signe nouveau destiné à ouvrir nos yeux sur
l’absurdité de notre façon de vivre et sur la tiédeur de notre vie chrétienne. Nos églises
vides aujourd’hui par les obligations du confinement sont en vérité désertées depuis
longtemps.
Ce qui arrive n’est que le reflet du mal qui est au-dedans de nous. Mme Guyon, une
mystique du XVIIe
 siècle disait : « Le mal est au-dedans… le cœur est gâté. C’est le
cœur qu’il faut rétablir ; Il faut le faire retourner à son Dieu. »
Nous dénonçons le mal que nous voyons, mais nous assistons passivement, souvent
par écran interposé, à la lente destruction de la Création et des valeurs éthiques et
spirituelles. Il ne s’agit pas de dénoncer les responsabilités, mais de nous convertir à
la Vie nouvelle et éternelle offerte en plénitude reçue lors de notre baptême.
Bien-aimés, ouvrons grand notre cœur à l’Amour divin qui brûle de se donner à nous.
Du Cœur de Dieu jaillit la vie de la Résurrection prête à se répandre en nous et par
nous sur le monde ; clamons par le témoignage de notre vie que le Christ est vraiment
ressuscité. Demandons cette grâce, et avec certitude elle sera accordée.
Le Christ est Ressuscité !
+ Marc - primat



Beloved daughters and sons in Christ our Saviour,
Let us be living witnesses to Christ’s Resurrection. Saint Tugdual wrote: “Christians in the
world must remain witnesses to their Lord’s Resurrection. It does not suffice for them to
attest with faith that He rose on the third day after having endured the atrocious sufferings
of His Passion. Far from it!” (Cf. Ac 1:22)
We are living in a time of hardship that casts light upon the shortcomings of our society
and upon the goals that for decades it has been setting for itself. But also—and this is
essential—upon the shortcomings of a Christianity that no longer reveals the vital force
of the Resurrection, a Christianity that has complied so very much with many aspects of
the modern world. We confess the Orthodox Faith, but we often live as if it were only an
option in our way of life.
The pandemic afflicting the world is a new sign destined to open our eyes to the absurdity
of the way we live and to the half-heartedness of our Christian life. The obligation of
confinement has emptied our churches, but the truth is they had already been deserted
long ago.
Is what is happening only the reflection of the rot inside of us? A 17th century mystic,
Madame Guyon, said: “The harm is within us… the heart is rotten. It’s the heart that
needs to be restored; we must make it return to its God.”
We denounce the evil we see, but often—with a screen between us—we passively watch
the slow destruction of Creation, of ethical and spiritual values. It’s not a question
of denouncing responsibilities but of converting ourselves to the new and eternal Life
abundantly offered to us at baptism.
Beloved, let us open wide our hearts to divine Love all aflame with the yearning to pour
itself into us. From the Heart of God springs the life of the Resurrection ready to give
itself to us and, by us, to the whole world. May the testimony of our lives proclaim that
Christ has truly risen! Let us ask for this grace with the absolute assurance that it will be
given to us.
Christ is Risen! Truly He is Risen!
+ Marc - Primat


figlie e figli amati in Cristo nostro Salvatore,

Cerchiamo di essere testimoni viventi della risurrezione di Cristo. Saint Tugdual ha scritto:

"Il cristiano nel mondo deve rimanere testimone della Risurrezione  del suo

Signore. Non basta attestare con fede che Egli è risorto il terzo giorno, dopo

aver  le sofferenze strazianti della sua Passione. Tutt'altro! (Vedere At 1: 22).

Viviamo in un periodo di prova che mette in evidenza le carenze della nostra società e

gli obiettivi che ha fissato per diversi decenni, ma anche, ed è essenziale, le

carenze di un cristianesimo che non manifesta più la forza vitale della Risurrezione.

È stato ed è purtroppo congruo in molti modi al  mondo di oggi.

Confessiamo la fede ortodossa, ma spesso la viviamo come  semplice opzione

nel modo in cui la viviamo.

La pandemia che affligge il mondo è un nuovo segno per aprire gli occhi sulla

assurdità del nostro modo di vivere e la ''tiepidezza'' della nostra vita cristiana. Le nostre 

chiese ,vuote oggi per gli  obblighi di confinamento, sono infatti  ed in verità deserte da 

lungo tempo Ciò che accade è solo un riflesso del male dentro di noi.  Madame  Guyon,

Mistica del XVII secolo ha detto: "Il male è dentro... Il cuore è rovinato. E 'il

cuore che deve essere restaurato; Dobbiamo riportarlo al suo Dio. »

Denunciamo il male che vediamo, ma passivamente, e spesso come in uno specchio 

interposto, la lenta distruzione della Creazione e dei valori etici e

spirituali. Non si tratta di denunciare le responsabilità, ma di convertirci a

 vita nuova ed eterna offerta in pienezza e ricevuta al nostro battesimo.

Amati , apriamo il nostro cuore al divino Amore che arde per donarsi a noi.

Dal Cuore di Dio scaturisce la vita della Risurrezione pronta a diffondersi in noi e 

attraverso noi sul mondo; proclamiamo dalla testimonianza della nostra vita che Cristo è

 veramente Risorto. Chiediamo questa grazia, e con certezza sarà concessa.

Cristo è risorto!

+Marc - primate

lunedì 27 aprile 2020

Pasqua 2020- messaggi dei Primati COMMUNION DES ÉGLISES ORTHODOXES OCCIDENTALES e presso L ’EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE FRANCE-Chiese locali di tradizione pienamente occidentale e nel calendario e nel typikòn- Secondo messaggio Evêque Martin EGLISE ORTHODOXE FRANÇAISE -Testo francese e traduzione non ufficiale in italiano



    













MESSAGE PASCAL DE MGR MARTIN

 

 

Bien chers frères et sœurs en Christ,

 

Christ est ressuscité ! En vérité, Il est ressuscité !

 

La lourde pierre a été roulée de côté, les profondeurs du sépulcre neuf sont devenues terre matricielle inondée de la Lumière de l'Homme Nouveau... Les linges et le suaire qui avait recouvert le Corps du Crucifié gisent désormais à terre…

Du tombeau vide jaillit la nouvelle la plus prodigieuse qui n’ait jamais été annoncée : Christ est Ressuscité ! L’Amour se révèle plus fort que la mort…

 

Alors, « en ce jour le plus beau, le plus resplendissant, le plus puissant qui nous élance vers l’éternité », tout redevient possible ! Tout est sauvé! Toute la création, céleste et terrestre, jubile d’une joie débordante, triomphale, lumineuse…

 

Chaleureuses bénédictions pascales…




Cari fratelli e sorelle in Cristo,

 

Cristo è risorto!veramente  è risorto!

 

La pesante pietra fu fatta rotolare da parte, le profondità del  sepolcro  nuovo divennero terra rifondata ed  inondata dalla Luce dell'Uomo Nuovo ... Le bende  e il sudario che avevano coperto il Corpo del Crocifisso ora giacevano a terra ...

Dalla tomba vuota scaturisce la più prodigiosa notizia che  mai sia stata annunciata: Cristo è risorto! L'amore si rivela più forte della morte ...

 

Quindi, "in questo giorno più bello, più splendente e più potente che ci lancia verso l'eternità", tutto diventa di nuovo possibile! Tutto è salvato! Tutta la creazione, celeste e terrena, giubileo di gioia traboccante, trionfale, luminosa ...

 

Piene,totali,paterne   benedizioni pasquali ..
Evêque Martin           
 

domenica 26 aprile 2020

Sermon du Pape Tawadros II Pape et Patriarche d'Alexandrie Pâques 18 avril 2020



the-resurrection-of-jesus

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen. Christos anesti !

Je vous félicite, bien aimés, de cette glorieuse fête de Pâques que nous
célébrons après 55 jours de carême et après la Semaine Sainte consacrée
aux prières, lectures et chants consolateurs.

Bien que les circonstances de cette année n’aient pas permis une
célébration complète dans nos églises à cause du coronavirus qui touche
notre monde et influence notre pays, nous l’avons célébrée d’une manière
excellente spirituellement et familialement dans nos maisons. 

Je crois que l’image de la fête selon laquelle chaque famille suit les prières via les
écrans des télévisions et les sites sociaux est une manière forte pour mettre en place la pensée spirituelle dans la famille et l’autel familial, et renouveler l’activité spirituelle dans une même maison.

Christ est ressuscité le troisième jour après la croix. Sa résurrection - telle que la confirment l’Histoire, la géographie, l’archéologie, l’Église, les lieux où la résurrection a eu lieu et les témoins qui ont assisté et vu cet événement – confirme que la vie est plus forte que la mort, que l’Amour est plus grand que la haine, que le Bien est plus fort que le mal et que la Justice est plus grande que la fausseté.

La résurrection de notre Seigneur le Christ est advenue au troisième jour, ce qui confère à cet événement et à ce nombre une signification extrêmement importante dans la vie de l’homme. On dit que la vie de l’homme est trois jours: le jour de sa naissance, le jour de sa mort et, entre eux, le long jour, connu comme le jour de sa vie. Cette vie est celle des hommes. Elle comprend la nuit qui s’en va pour que le jour vienne, la graine qui meurt dans la terre pour qu’elle revive et ramène beaucoup de récolte, une génération qui plante et une autre qui cueille, des larmes versées et des joies qui naissent. 

Et c’est, ainsi, la vie dans toutes ces différences.

Je souhaite me concentrer sur un seul point : la vie de l’homme est imprégnée par des peurs
diverses. Il y a des angoisses multiples que l’homme affronte pendant sa vie. Il peut avoir peur de
l’échec, de la maladie, de la mort, de la perte de ses biens- aimés, de la vieillesse et du changement
de ses conditions de vie. Ces nombreuses peurs conduisent l’homme à mener sa vie dans un état
d’inquiétude.
Peut-être à cause du coronavirus et de sa diffusion dans le monde d’une manière inattendue, les
peurs s’accroissent et la vie de l’homme est entourée par l’inquiétude. Mais la résurrection est le
moyen qui transporte l’homme de l’état de la peur à l’état de l’Amour. Je vais vous expliquer
comment ceci peut se passer.
Mais avant que je parle, je souhaite mentionner que David le prophète a été exposé à de
nombreuses peurs, à tel point qu’il a crié, dans un de ses psaumes: « Le Seigneur est ma lumière et
mon salut de celui dont j’ai peur. Le Seigneur est le soutien / la forteresse de ma vie de celui que je
crains » (Psaume 27 : 1). L’homme se tient indécis devant ses nombreuses peurs qui font obstacle
au chemin de sa vie ou qui l’affrontent au long de sa vie. Il peut même être debout devant Dieu en
lui disant: « où es-tu Dieu par rapport à toutes ces peurs ? ». Parfois, il a une pensée: « Dieu, as-tu
oublié ta création ? As-tu oublié l’Homme que tes mains ont créé ? ». D’autres fois, il a une autre
pensée: « est-ce que nos prières ne montent pas vers toi, Dieu ? ». Il sent parfois, surtout à cause de
ses nombreuses peurs, qu’il passe dans un tunnel. Plusieurs des écrivains et des philosophes
abordent la vie comme si elle était un tunnel, comme s’il s’agissait d’un tunnel dans lequel nous
marchons, qu’il soit long ou court, où l’homme ne voit pas la lumière. Mais près de sa fin, l’homme
voit la lumière et ressent une sécurité et une paix.
Si je me souviens avec vous de l’apôtre Paul qui a mené la première moitié de sa vie loin du
Christ, dans la seconde moitié il s’est attaché au Christ et est devenu un des prêcheurs de son nom.
À la fin de sa vie, il a été avec d’autres sur un bateau dirigé vers Rome, ville où il aurait dû être jugé.
La mer s’est levée et le bateau s’est fracassé. Au milieu de ces nombreuses peurs, il nous a donné 

un exemple fort en disant «Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre le vent, et nous nous
laissâmes aller à la dérive (et nous nous laissâmes porter) » (Actes 27 : 15). C’est cette expérience
forte de la foi dont l’homme a besoin.
Dans l’Ancien Testament, le prophète David est tombé dans un péché qui consistait à recenser le
peuple. On peut demander où est le pêché dans cet acte ? Ce recensement signifie qu’il s’appuie sur
sa force et sur ses capacités et non sur l’aide de Dieu. C’était un péché qui, comme tout péché,
nécessite une correction. Il a eu le choix entre trois types de sanction: une famine sur la terre
pendant sept années, une poursuite par ses ennemis pendant trois mois ou encore une épidémie qui
dure trois jours. On lui a dit de choisir la sanction qui lui convient. On écoute David dire qu’il a
choisi la troisième sanction «je tombe entre les mains de Dieu parce que ses miséricordes sont
nombreuses et je ne tombe pas dans les mains des hommes ». Il a choisi la troisième sanction.
Ce que je veux dire, c’est que la résurrection a permis à l’homme de traverser de l’état de peur
vers l’état de l’Amour. L’état de l’Amour est le meilleur que connaît l’homme, où il est dans une
tranquillité extrême, une joie et une satisfaction intérieure. La résurrection ou l’acte de la
résurrection permet à l’homme de vivre sa vraie humanité en étant joyeux. Elle a transféré plusieurs
de l’état de peur vers l’état de l’Amour entier.
Je vais vous expliquer ceci en trois étapes que nous trouvons dans les beaux épisodes de la
résurrection.
La première étape est la pureté. L’homme ne peut pas jouir de la résurrection ni passer de l’état
de peur vers celui de l’Amour entier s’il n’est pas pur ou précisément si son cœur n’est pas pur.
L’homme devrait faire cette étape pour qu’il puisse mener une vie droite devant Dieu. Il est écrit «
heureux sont ceux aux cœurs purs car ils voient Dieu ». Un des meilleurs exemples de cette pureté
s’est passé peu de jours avant la résurrection, lorsque Pierre a renié le Christ. Quand nous lisons
cette histoire aujourd’hui, on s’étonne du fait que le disciple qu’est Pierre soit tombé dans un tel
péché et comment il a renié son Seigneur devant une servante. Lui-même, l’apôtre Pierre, il s’est
senti inaccepté et a vécu dans un état de peur loin du Christ. Après la résurrection du seigneur le
Christ, il est retourné à son métier de pêcheur. Il a oublié qu’il est disciple, qu’il a vu des miracles et
qu’il a suivi des enseignements. Il a oublié tout cela. Lors de la pêche des 153 poissons, en
compagnie d’autres disciples, il rencontre le Christ présent sur la plage. Il arrive, lui et les autres,
pour manger des poissons. Au milieu de cette assemblée, le Christ appelle Pierre qui l’a renié et lui
dit : « m'aimes-tu? ». C’est une question constituée d’un seul mot (en arabe, cette question s’écrit en
un seul mot): « m’aimes-tu ? ». Pierre réponds « oui, seigneur, je t’aime » et répète sa réponse une,
deux et trois fois. À la fin, il dit au Christ « tu sais Seigneur que je t’aime » ; « je t’aime ». C’est en
cette seconde que Pierre l’apôtre s’est transformé de l’état de la peur à l’état de l’Amour entier
parce qu’il a purifié son cœur qui est devenu rempli de l’amour du Seigneur. À partir de cette
seconde, il a commencé à annoncer et à prêcher dans des différents lieux et dans plusieurs pays. Sa
vie s’est terminée par son martyr.
C’est l’étape de la pureté qui est la première qui permet à l’homme de se transformer de l’état de la
peur vers l’état de l’Amour. La résurrection est celle qui peut réaliser cela, en tant qu’un acte dans
la vie de l’homme qui se transforme de la peur vers l’Amour. Celui qui vit dans l’Amour n’a jamais
peur.
La deuxième étape est celle de l’espérance qui est bien sûr liée à la foi. L’homme qui vit dans la
peur a des pensées négatives et dépressives, ce qui conduit sa vie à des stades très difficiles. Il peut
arriver au désespoir et au suicide s’il perd l’espérance. L’étape de l’espérance est nécessaire à
l’homme pour qu’il se déplace de l’état de la peur à l’état de l’Amour. Le meilleur exemple est celui
que nous avons écouté dans l’Évangile tout à l’heure, concernant Marie Madeleine. Celle-ci était
sujette à une œuvre glorieuse du Christ qui a chassé d’elle sept démons. Elle l’a donc suivi comme
elle a mené une vie de sainteté. Elle est partie à la tombe avec l’espoir, malgré la peur, les larmes et
les questions qu’elle se posait. Cette forte espérance l’a incitée à aller à la tombe et à chercher son
Seigneur. L’étape de l’espérance n’est pas modeste. Grâce à elle, Marie Madeleine a vaincu ses 

peurs, ses douleurs intérieures et ses larmes. Elle espérait voir le Christ, même s’il était encore dans
la tombe.
L’étape de l’espérance est nécessaire à l’homme pour qu’il se déplace de l’état de la peur à l’état de
l’Amour. C’est pour cela que lorsque le Christ l’a appelée, en prononçant seulement son nom, elle
l’a reconnu par le timbre de sa voix. Son étonnement l’a incitée à toucher le Christ. Mais celui-ci lui
a rappelé qu’elle tient pour rôle de transmettre la nouvelle de sa résurrection à ses disciples. C’est
l’étape de l’espérance.
Mon bien aimé qui vit au milieu de beaucoup de peurs, il faudrait que tu conserves ton espérance au
fond de toi. Tant que tu as cette forte foi et que tu te réjouis de la résurrection, celle-ci t’aide malgré
tes peurs pour te transférer vers un état d’Amour entier, de sorte que l’homme que tu es devient
heureux dans cette vie. C’est pour cela que nous disons régulièrement en priant Dieu qu’il est
« l’espérance de celui qui n’a pas d’espérance, le soutien de celui qui n’a pas de soutien ». Tu es
notre espérance. À travers ta résurrection, tu as transformé la peur et le désespoir en joie et espoir.
C’est l’étape de l’espérance. La première étape est celle de la pureté ou la pureté du cœur. La
deuxième est celle de l’espérance, celle des cerveaux qui espèrent et qui comprennent des pensées
positives. Tu peux rencontrer quelqu’un dont les paroles sont décourageantes ou causent un
désespoir. Mais tu peux aussi discuter avec quelqu’un d’autre chez qui tu sens une espérance
relative à l’avenir ; cette personne voit quelque chose de bon et pense que demain sera meilleur.
La dernière étape est celle de la construction, c’est à dire l’action. Celui qui construit commence
du sol vers le haut et son œuvre s’élève. C’est l’étape du travail, de l’élévation et de la grandeur. Si
l’homme a la pureté du cœur et l’espérance dans le cerveau, sa main devient une main qui travaille,
construit et élève.
On écoute aujourd’hui parler de l’apôtre Pierre, de Marie Madeleine et de Thomas qui a douté de la
résurrection du Christ. Une semaine après la résurrection, le Christ apparaît aux disciples parmi
lesquels se trouve Thomas. Il dit à Thomas de venir et de voir la place des clous et celle de la lance.
Thomas poussa son fameux cri « mon Seigneur et mon Dieu », qui est un cri de confession. Thomas,
que fais-tu après cela ? Imaginez-vous que Thomas se déplace de Jérusalem jusqu’aux contrées les
plus lointaines, jusqu’en Inde, où il prêche le nom du Christ. C’est une étape de travail. Si l’homme
détient la pureté du cœur et l’espérance dans le cerveau, il peut construire, travailler, protéger les
autres et les servir. Il peut se déplacer de l’état de la peur à l’état de l’Amour. Cet état rend l’homme
joyeux dans sa vie. C’est cet état qui a incité David à dire « je t’aime Dieu, ma force » (Psaume 18).
La résurrection n’est pas une simple célébration, ni un événement dans l’Histoire. La
résurrection est une vie que nous menons. Maintenant dans chaque maison, nous fêtons la glorieuse
fête de Pâques et nous transmettons la joie de l’un à l’autre dans la famille. Afin que nous puissions
être heureux grâce à la résurrection, je vous invite à lire l’Évangile de Jean (21 chapitres), ses trois
épîtres et l’Apocalypse écrit aussi par lui, le disciple que le Christ aimait. L’ensemble de ces cinq
textes comprend 50 chapitres qui correspondent parfaitement aux 50 jours de Pâques que nous
vivrons. C’est ainsi que nous exprimerons notre joie de la résurrection.
Nous nous réjouissons de la résurrection en cette année, bien que la fête de l’Église soit limitée.
Toutefois, la joie de la résurrection ne se limite pas à cause de quelconques événements. La
résurrection est dans la vie de l’homme et dans son cœur. C’est vrai que notre pays et les pays du
monde sont exposés à une épidémie sans précédent, dans laquelle le nombre des victimes et des
malades est élevé dans plusieurs pays.
Nous remercions Dieu que notre pays a fait attention plus tôt et a commencé les mesures de
sécurité qui contribuent à limiter la propagation de la maladie. Mais nous avons confiance dans la
promesse de Dieu par la langue de Habacuc (3 : 5) : « devant lui (= Dieu), l’épidémie est partie et,
à ses pieds, la fièvre est sortie ».
Nous sommes confiants et certains que Dieu puisse retirer ces peurs et ces nombreuses
difficultés.

 Traduit de l'arabe par des fidèles du sanctuaire du prophète Elie 

Pasqua 2020- messaggi dei Primati COMMUNION DES ÉGLISES ORTHODOXES OCCIDENTALES e presso L ’EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE FRANCE-Chiese locali di tradizione pienamente occidentale e nel calendario e nel typikòn- Primo messaggio Grégoire Par la miséricorde de Dieu, évêque d’Arles et de l’Eglise Orthodoxe des Gaules Testo francese e traduzione non ufficiale in italiano

icoana de Ioan Popa


Pasqua  2020-   messaggi  dei  Primati COMMUNION DES ÉGLISES ORTHODOXES OCCIDENTALES e presso L ’EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE FRANCE-Chiese locali di tradizione pienamente occidentale e nel calendario e nel typikòn- Primo  messaggio  Grégoire  Par la miséricorde de Dieu,  évêque d’Arles et de l’Eglise Orthodoxe des Gaules



EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE  FRANCE 

ed anche  La  COMMUNION DES ÉGLISES  ORTHODOXES OCCIDENTALES
Église Orthodoxe Celtique
Église Orthodoxe Française
Église Orthodoxe des Gaules

Non sono  in comunione con nessuna delle Chiese Ortodosse usuali .Tuttavia proprio nel loro essere nell'eredità della testimonianza e del ministero  di MONSEIGNEUR JEAN, ÉVÊQUE DE SAINT-DENIS ( Eugraph Kovalevsky) di venerata memoria  e  canonizzato e glorificato nel Sinassario  di tutte le nobili chiese qui indicate  meritano  rispetto ed attenzione.



A Saint Michel de Bois-Aubry, le 10 avril 2020

« Sois sans crainte, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume… »[Lc 12 :32]
« …confiance, j’ai vaincu le monde … »[Jn 16 :33]

C’est par ses paroles divines que je désire commencer ce message de Pâques 2020.

Pour la première fois de ma longue vie de chrétien, je ne célèbrerai la Résurrection du Sauveur avec aucun d’entre vous étant, comme vous tous, confiné dans mon monastère.

S’il est vrai que c’est dans la séparation, dans l’absence, que se manifeste le mieux le besoin que nous avons les uns des autres, alors je bénis Dieu de nous avoir permis, par cette épreuve, d’apprécier la force du lien qui nous unit entre frères, et au-delà, à tout le genre humain et au cosmos tout entier, d’éprouver la solidité des « chaînes de la charité divine », car « aucune créature ne pourra nous séparer de  l’amour  de Dieu  qui est en Jésus Christ notre  Seigneur.[Ro 8 : 39]

C’est pourquoi je souhaite que ce défaut de célébration, cette « absence » de Pâques, se transforme en nous en source jaillissante d’action de grâce, en une eucharistie mystique, que nous ferons monter ensemble vers la divine Trinité, pour le don de la vie, de l’amour et de la joie.

Lorsque l’épidémie sera terminée et que nous pourrons à nouveau nous réunir autour de l’autel de Dieu, je proposerai à ceux qui le désireront de célébrer la Pâque un dimanche de leur choix - puisque ce jour, le premier de la semaine, est le jour où nous commémorons la mort du Seigneur Jésus et sa glorieuse Résurrection - afin que nous puissions bénir le cierge pascal et consacrer les eaux du baptême.
Que le Seigneur vous garde tous en bonne santé de l’esprit de l’âme et du corps. 

En invoquant sur vous la bénédiction du Père et du Fils et du Saint Esprit, je vous crie du plus profond de mon âme :
« Christ est ressuscité – en vérité Il est ressuscité. »

 Et recevez, en ce saint jour, ma bénédiction apostolique.

+Grégoire

Par la miséricorde de Dieu,
 évêque d’Arles et de l’Eglise Orthodoxe des Gaules


 Saint Michel de Bois-Aubry, 10 aprile 2020

Non aver paura, piccolo gregge, perché il Padre vostro ha voluto darvi il suo regno.(Lc 12 :32)

Giovanni 16,33
 ma fatevi coraggio, io ho vinto il mondo».



Per la prima volta nella mia lunga vita cristiana, non celebrerò la risurrezione del Salvatore con nessuno di voi, come tutti voi, confinato nel mio monastero.

Se è vero che è in separazione, in assenza, che si manifesta meglio il bisogno che abbiamo l'uno per l'altro, allora benedico Dio per averci permesso, attraverso questa prova, di apprezzare la forza del legame che ci unisce tra fratelli e oltre, a tutta l'umanità e all'intero cosmo, per sperimentare la solidità delle "catene della divina carità", perché "nessuna creatura può separarci dall' amore per Dio che è in Gesù Cristo, nostro Signore. [Ro 8:39]

Per questo spero che questa mancanza di celebrazione, questa "assenza" di Pasqua, si trasformerà in noi in una fonte zampillante di ringraziamento, in un'Eucaristia mistica, che insieme faremo  verso la divina Trinità, per il dono di vita, amore e gioia.

Quando l'epidemia sarà terminata e potremo riunirci di nuovo attorno all'altare di Dio, suggerirò a coloro che desiderano farlo di celebrare la Pasqua  in una domenica di loro scelta - poiché questo giorno, il primo della settimana, è il giorno in cui facciamo  sempre memoria  della morte del Signore Gesù e della sua gloriosa risurrezione, in modo da poter benedire la candela pasquale e consacrare le acque del battesimo.

Possa il Signore mantenervi tutti in buona salute, mente e corpo.


Invocando su di voi la benedizione del Padre e del Figlio e dello Spirito Santo, vi grido dal profondo della mia anima:

“Cristo è risorto - in verità è risorto. "


 E ricevete, in questo santo giorno, la mia benedizione apostolica.

+Grégoire

Par la miséricorde de Dieu,
 évêque d’Arles et de l’Eglise Orthodoxe des Gaules



sabato 25 aprile 2020

Pasqua 2020 MessaggioArcivescovo Kallinikos di Atene e i membri del Santo Sinodo (con una premessa)

PREMESSA


il messaggio pasquale che  ora "copio ed incollo"


 Arcivescovo Kallinikos di Atene
e i membri del Santo Sinodo  

è  il  saluto  orante  ed  edificante  

CHIESA DEI VERI CRISTIANI ORTODOSSI DI GRECIA
Santo Sinodo(alla   quale  fanno   riferimento ed  appartenenza cari amici, anzi cari  fratelli  e  care sorelle ) 

Protocollo n. 3026 Atene, 01 / 14 Aprile 2020


con la quale   i  cristiani  ortodossi   delle usuali chiese ortodosse non  siamo  in  comunione

Ma molto  semplicemente    io   lo pubblico 

«Per la tua passione, o Cristo, siamo stati liberati dalle passioni
e per la tua risurrezione siamo stati liberati dalla corruzione, Signore, gloria a Te!»
Cari Padri e Fratelli nel Signore Risorto,
La Santa Risurrezione del nostro Signore, Dio e Salvatore Gesù Cristo è il più grande miracolo della nostra fede cristiana. Ci rende felici, perché ha liberato l’umanità dalle passioni e l’ha liberata dalla corruzione del peccato, dal Diavolo e dalla morte. Le menti dei fedeli sono illuminate dalla Luce della Risurrezione che ha riempito il cielo, la terra e l’inferno, e il cuore dei cristiani trasalisce di gioia e allegrezza.
La scienza può progredire, ma non potrà mai concederci una tale luce, eterna e vittoriosa, come la Luce della Risurrezione. E per quante siano le invenzioni e le scoperte che facciamo per migliorare la vita dell’uomo sulla terra, nessuna potrà mai offrirci tanta vera gioia e felicità come la gioia e la felicità della Risurrezione.
Ed ecco il perché: quando giunge la morte, anche se solo per un virus invisibile e microscopico come oggi il coronavirus, le luci della scienza si spengono, nonostante gli sforzi zelanti, lodevoli ed esaustivi dei medici per cercare di affrontare il male. D’altra parte, la Luce di Cristo diventa, per coloro che passano alla vera Vita, anche attraverso la morte biologica, vale a dire per il vero cristiano ortodosso, incomparabilmente più radiosa e splendente. Quanto alle gioie di questo mondo, per quanto promettenti, per quanto desiderabili possano apparire, prima o poi arriverà il momento in cui verranno meno. Ma la gioia della risurrezione di Cristo è senza limite e senza fine, e cresce e non fa che aumentare nell’eternità.
Per ora, in questa vita, abbiamo solo un assaggio di questa beatitudine eterna. E se è difficile per qualsiasi anima cristiana, in questa vita, descrivere i suoi sentimenti e la sua esperienza della Risurrezione, che dire dell’ineffabile abbondanza di beni eterni che il nostro Risorto ha preparato per quelli tra noi che credono in Lui e che Lo amano, e dei quali Egli desidera ardentemente di farci partecipi?
* * *
Tuttavia, miei cari Fratelli, come ha fatto Cristo, il Dio-uomo, a vincere? In che modo ci ha riscattati e liberati dalla tirannide delle passioni e della corruzione?
Con la sua immacolata passione e la sua croce vivificante. «Diedi la mia schiena ai flagelli, le mie guance ai colpi e non ho distolsi il volto dal disprezzo degli sputi», si proclama dai tempi antichi attraverso il profeta Isaia (50, 6). Per amore di noi, delle sue creature ingrate, per il perdono dei nostri peccati, il Capo della nostra Fede fu condannato a subire un’orrenda flagellazione. Schernirono il Messia, gli posero in capo una corona di spine, lo schiaffeggiarono e gli sputarono addosso. Grazie alla sua passione volontaria e alle sue ferite, siamo stati guariti dalle nostre infermità. E il Sovrano sopportò tutto in silenzio, con grande pazienza, per insegnarci a sopportare anche tutte le prove senza lamentarci. E infine lui subì la morte più terribile e degradante, la morte di Croce, «disprezzando l’obbrobrio» (Ebrei 12, 2).
E tutto ciò affinché la sofferenza sia d’ora in poi santificata e diventi anche fonte di gioia per coloro che soffrono per la vera Fede: «Gioisco ora delle mie sofferenze per voi» (Col. 1, 24), proclama l ‘Apostolo Paolo, e afferma altrove «siamo orgogliosi delle nostre afflizioni» (Rom. 5, 3). Questo è il motivo per cui i santi della nostra Chiesa, i martiri, gli asceti e i confessori della fede si rallegrano quando sopportano privazioni, sacrifici e ogni tipo di sofferenza per il nostro amato Salvatore. Anche noi, in questi giorni, siamo soggetti a limitazioni e tribolazioni, afflizioni e sofferenze, e in particolare a causa dell’impossibilità di essere fisicamente presenti agli Uffici della Chiesa, il che ci impedisce di proclamare tutti insieme, attraverso la nostra comune partecipazione alla Divina Liturgia e alla Santa Eucaristia, la nostra irremovibile convinzione che la Vita è più forte della morte e che la Santa Resurrezione del nostro Salvatore supera ogni paura della morte.
Senza voler essere “profeti di sventura”, possiamo solo dire che gli eventi recenti possono essere l’inizio di prove più grandi, ma sottolineiamo che nulla dovrebbe privarci della gioia inalterabile della Risurrezione e della ferma speranza nella vittoria. Non lasciamo che alcunché scuota la nostra fede e la nostra pazienza, non lasciamoci scoraggiare e abbattere da nulla. Se ci rallegriamo, mettendo la nostra speranza nella consolazione e nell’aiuto divino, saremo simili ai nostri eroici antenati e ai santi della nostra fede. Ma se ci lasciamo paralizzare dalla paura, allora qualcosa manca, e dobbiamo urgentemente rafforzare la nostra fede, la nostra lotta spirituale e il pentimento per la guarigione delle nostre anime. Preghiamo quindi Dio, il nostro Signore risorto, di concederci più fede, grazia e forza, così da poter sperimentare la gioia spirituale anche nelle difficoltà; e così saremo pronti a sacrificare tutto per l’amore di Cristo per vivere per l’eternità nella Luce della Risurrezione.
* * *
Miei cari figli spirituali, amati nel Signore risorto,
Chi ha crocifisso Cristo? Dei notabili malvagi e invidiosi del popolo ebraico (Anna e Caifa) così come delle autorità ingiuste, sotto l’imperio della pressione e della paura (Pilato). Ma il nostro Risorto è anche il giudice dei giudici di questa terra, e tutti i principi e i potenti di questo mondo saranno responsabili nei suoi confronti per come hanno usato il potere che è stato dato loro.
Quanto a noi fedeli, consoliamoci, ricordando che i Pilato e i Caifa non possono fare contro di noi se non quanto il Signore permette, e che tutto il male consentito dalla divina Provvidenza alla fine si rivela essere il nostro bene, perché siamo messi alla prova per diventare degni della gloria eterna. Gli uomini delle tenebre, come il Diavolo pieno di malvagità, possono compiere le loro opere oscure, ma nessuno può rendere schiavo con la forza il fedele che ha in sé, secondo l’espressione di San Cosma d’Etolia, «la propria anima e Cristo». Ogni nobile membro della nostra santa Chiesa Ortodossa esclami con il salmista: «Il Signore è la mia forza e il mio scudo; in Lui il mio cuore ha sperato e mi ha soccorso, la mia carne è rifiorita (si rinnova) ed io lo loderò con tutta la mia anima»(Sal 27, 7).
Lodiamo quindi e glorifichiamo incessantemente il nostro Signore Dio risorto dai morti, e trionfalmente esclamiamo:
Cristo è risorto!
È veramente Risorto!
† Arcivescovo Kallinikos di Atene
e i membri del Santo Sinodo

mercoledì 22 aprile 2020

Messaggio di S.S. il Patriarca Ecumenico Messaggio Patriarcale per la Santa Pasqua 2020



B A R T O L O M E O

PER MISERICORDIA DI DIO

ARCIVESCOVO DI COSTANTINOPOLI – NUOVA ROMA

E PATRIARCA ECUMENICO

A TUTTO IL PLEROMA DELLA CHIESA GRAZIA, PACE E MISERICORDIA

DA CRISTO GLORIOSAMENTE RISORTO

***



Dilettissimi Fratelli Vescovi e amati figli nel Signore,



Giunti alla Santa Pasqua e divenuti partecipi della gioia della Resurrezione, inneggiamo colui che ha calpestato la morte con la morte, il Signore della gloria, che ha fatto risorgere con lui Adamo con tutta la sua gente e ha aperto per tutti noi le porte del paradiso.



La sfolgorante resurrezione di Cristo è la conferma che il sovrano nella vita del mondo non è la morte, ma colui che rende nulla la potenza della morte, il Salvatore, conosciuto prima come Logos incorporeo, poi come colui che si è incarnato per noi, per filantropia, morto come uomo e risorto con autorità di Dio, come colui che nuovamente viene nella gloria per compiere la Divina Economia.



Il mistero e il vissuto della Resurrezione costituiscono il nocciolo della vita ecclesiastica. Il culto pieno di luce, i sacri misteri, la vita di preghiera, il digiuno e l’ascesi, il servizio pastorale e la buona testimonianza nel mondo, tutto ciò effonde il profumo della letizia Pasquale. La vita dei fedeli nella Chiesa è una Pasqua quotidiana, è una “gioia che viene dall’alto”, la “gioia della salvezza”, ma anche “la salvezza come gioia”[1].



Così, le funzioni della Santa e Grande Settimana non sono opprimenti, ma piene della forza vittoriosa della Resurrezione. In esse viene rivelato che la Croce non ha l’ultima parola nel progetto della salvezza dell’uomo e del mondo. Questo viene preannunciato già durante il Sabato di Lazzaro. La resurrezione dai morti dell’amico intimo di Cristo è prefigurazione della “comune resurrezione”. L’“Oggi è appeso al legno” giunge al culmine con l’invocazione “Mostra anche a noi la tua gloriosa Resurrezione”. Davanti all’Epitaffio cantiamo il “Magnifico le tue Sofferenze, e inneggio la tua Sepoltura insieme alla Resurrezione”. E, con voce sonante, proclamiamo nella funzione Pasquale il vero senso della Croce: “Ecco, attraverso la Croce è venuta la gioia nel mondo intero”.

Il “chiamato e santo giorno” di Pasqua è il sorgere dell’”ottavo giorno”, l’origine della “nuova creazione”, il vissuto della nostra propria resurrezione, il grande “miracolo della mia salvezza”[2]. È la certezza vissuta che il Signore ha patito, è stato condotto a morte per noi ed è risorto per noi “disponendo per noi la resurrezione nei secoli infiniti”[3]. Durante l’intero periodo Pasquale, si inneggia, con una poeticità ineguagliabile, il significato antropologico della sfolgorante Resurrezione di Cristo, il passaggio dell’uomo dalla schiavitù alla vera libertà, “l’avanzamento e l’ascesa dal basso verso l’alto e verso la terra promessa”[4]. Tale rinnovamento salvifico in Cristo si attualizza nella Chiesa come estensione dinamica dell’ethos dell’Eucarestia nel mondo, come “affermare la verità nell’amore”, come collaborazione con Iddio per la trasfigurazione del mondo, per costituirlo icona della pienezza della manifestazione ultima del divino amore nel Regno della Fine dei Tempi. Il vivere in Cristo risorto significa annunciare il Vangelo “fino ai confini della terra”, secondo il modello degli Apostoli, è testimonianza reale riguardo alla grazia che viene e all’attesa di “una nuova creazione”, dove “non ci sarà più la morte, né lutto, né lamento, e nemmeno affanno”[5].



La fede nella Resurrezione di Cristo e nella nostra propria co-resurrezione non nega la presenza dolorosa della morte, del dolore e della croce nella vita del mondo. Non respingiamo questa dura realtà, né assicuriamo per noi stessi, attraverso la fede, una copertura psicologica davanti alla morte. Conosciamo tuttavia, che la vita presente non è tutta quanta la vita, perché qui siamo “di passaggio”; che apparteniamo a Cristo e che camminiamo verso il Suo Regno eterno. La presenza del dolore e della morte, per quanto sia evidente, non costituisce la realtà ultima. Essa è l’annullamento definitivo della morte. Nel Regno di Dio non c’è dolore e morte, ma vita senza fine. “Prima della tua Croce venerabile “, cantiamo, “era tremenda la morte per gli uomini; dopo la gloriosa passione, tremendo è l’uomo per la morte”[6]. La fede in Cristo dà forza, perseveranza e pazienza per tollerare le difficoltà. Cristo è “colui che guarisce da ogni male e che redime dalla morte”. È colui che ha sofferto per noi, colui che ha rivelato agli uomini che Dio è “sempre a nostro favore”, che alla Verità di Dio appartiene essenzialmente la Sua filantropia. Questa desiderabile voce del divino amore riecheggia nel “coraggio, figliolo” di Cristo verso il paralitico e nel “coraggio, figlia”[7] verso la donna emorroissa, nell’ “abbiate fiducia, io ho vinto il mondo”[8], prima della Passione e nel “coraggio, Paolo”[9] verso l’Apostolo delle Genti, in prigione e minacciato di morte.



La pandemia latente del nuovo coronavirus ha dimostrato quanto fragile sia l’uomo, quanto facilmente lo domini la paura e la disperazione, quanto impotenti si rivelino le sue conoscenze e la sua fiducia di sé, quanto infondata sia l’opinione che la morte costituisca un evento alla fine della vita e che l’oblio o l’allontanamento della morte sia il suo giusto modo di affrontarla. Le situazioni estreme dimostrano che l’uomo è incapace di gestire tenacemente la propria esistenza, quando crede che la morte sia la realtà invincibile e il confine insormontabile. È difficile restare umani senza la speranza dell’eternità. Questa speranza vive nel cuore di tutti i medici, infermieri, volontari, donatori e di tutti coloro che prestano assistenza generosamente ai fratelli che soffrono con spirito di sacrificio, abnegazione e amore. Nel mezzo di questa crisi indicibile, essi profumano di resurrezione e speranza. Sono i “Buoni Samaritani”, coloro che versano, a pericolo della loro vita, olio e vino sulle piaghe; sono gli attuali “Cirenei” sul Golgota di coloro che giacciono nelle infermità.



Con questi pensieri, venerabili fratelli e dilettissimi figli nel Signore, glorifichiamo il nome che è al di sopra di ogni cosa, il Signore Risorto, che sgorga vita da una luce familiare e allieta l’universo alla luce della Resurrezione, pregando Lui, il medico delle anime e dei corpi, che concede vita e resurrezione, affinché, accondiscendendo nella sua indicibile filantropia al genere degli uomini, ci faccia grazia del dono prezioso della salute e diriga i nostri passi sulle rette vie, per essere resi degni della nostra libertà donata da Dio nel mondo, prefigurante la sua perfezione nel Regno sovraceleste del Padre e del Figlio e dello Spirito Santo.



Cristo è risorto!



Fanar, Santa Pasqua 2020

Il Patriarca di Costantinopoli Bartolomeo

Fervente intercessore presso il Cristo Risorto

per tutti voi.


[1] Fr. Alexander Schmemann, Ημερολόγιον, εκδ. Ακρίτας Αθήνα 2003, pag. 203 (in greco)

[2] Gregorio il Teologo, Sulla Santa Pasqua, BEΠ 60, p. 202.

[3] Gregorio il Teologo, Sulla Ascensione, PG 151, par.227.

[4] Gregorio il Teologo, op.cit., p. 191.

[5] Ap. 21,4.

[6] Doxastikon del Vespero del 27 settembre.

[7] Matteo 9, 2 e 22.

[8] Giovanni 16, 33.

[9] Atti, 23, 11.

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